En français

WHY USE PRIMARY SOURCES ?

In English

 

Luis Nadeau has generously proposed an essay, pleading in favour of using the original patent data, rather than long published translated abstracts and other secondary sources. Luis Nadeau modestly describes himself as "an independent scholar living in Canada". In reality, a world renowned photographic processes' specialist, and author of many useful books and essays on the history of photographic and photomechanical technologies. I feel honoured to publish his plead, in extenso as follows :

 

 

 

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The Poitevin patents and the importance of using primary sources.

Copyright, 2007 by Luis Nadeau[i]

Alphonse Louis Poitevin (French, 1819-1882) is one of the most important inventors of the early days of photography. His main inventions include photographic and photomechanical processes now known as carbon printing and collotype printing.

Poitevin, who spent much of his career in Paris, patented his discoveries in France and a few months later in England.[ii] His original French patents are never referred to in the extant historical or scientific literature.[iii] Eder, Wall, Gernsheim and others usually refer to his English patents which were readily available in printed form. It is probable that since French patents at the time were manuscript, copies were not easily obtainable. This is unfortunate since Poitevin's original patent has some startling revelations. Considering the difficulties we have encountered in finding the patent number, in locating the manuscript itself (in a relatively poor state of conservation) and, of course, in deciphering the handwriting, we feel that it is appropriate to publish the text in its original form so that the first patent ever taken on carbon printing finally becomes readily available. Here is Poitevin's French patent 24,592, taken on August 27, 1855:[iv]

 

Un procédé d'impression photographique à l'encre grasse et en couleur.

Impression photographique aux encres grasses et aux différentes couleurs liquides ou solides, sur papier, sur étoffe, sur pierre, sur les poteries etc.

Pour reproduire photographiquement, à l'encre grasse, sur le papier, la pierre lithographique, une surface métallique ou autre, j'applique sur la surface qui doit recevoir le dessin une ou plusieurs couches d'un mélange à volumes égaux, d'une dissolution concentrée d'un chromate ou bichromate à base alcaline, terreuse ou métallique indifféremment, excepté toutefois ceux dont la base précipiteraient la matière organique de la première dissolution (j'emploi ordinairement une dissolution concentrée de bichromate de potasse). Après la dessication [sic] de cette ou de ces couches, ou même auparavant si l'impression ne doit pas se faire par contact, ce qui aurait lieu si l'on opérait dans la chambre noire; on soumet la surface préparée à la lumière, à travers le dessin à reproduire, le temps de l'exposition variera selon que l'on opérera aux rayons directs du soleil, ou bien à la lumière diffuse. Sur la surface sèche et modifiée localement par la lumière, j'applique soit au tampon, soit à la presse, une couche uniforme d'encre grasse, noire ou de couleur, puis je lave à grande eau et à l'éponge ou bien j'enlève au rouleau après avoir mouillé la surface  (impressionnée), et l'encre grasse s'en détache dans toutes les parties qui n'ont pas reçu l'action de la lumière si l'écran à travers lequel on a impressionné la surface albumine chromatée, était une négative [sic] photographique ou autre, on obtient une reproduction positive, si l'on s'était servi d'un dessin positif quelconque le dessin obtenu sur la surface préparée et impressionnée, et encrée serait après le lavage à l'eau un dessin négatif ou inverse, l'encre grasse n'adhérant que sur les parties impressionnées par la lumière.

Pour appliquer photographiquement les différentes couleurs, soit liquides soit solides, je fais un mélange intime de la couleur, avec une dissolution concentrée des corps organiques précédemment désignés, albumine, fibrine, gomme arabique etc., additionnée de dissolution d'un chromate ou bichromate à volume égal, j'en recouvre d'une couche uniforme la surface du papier qui doit recevoir le dessin, après la dessication [sic] de la couche je l'impressionne par la lumière directe ou diffuse à travers la négative [sic] du dessin à reproduire. Je lave ensuite à l'eau et à l'éponge, et la couleur reste adhérante seulement sur les parties impressionnées par la lumière et d'une manière proportionelle à la quantité de lumière qui à traversée chacune des parties de l'écran. On peut aussi appliquer simultanément et partiellement plusieurs couleurs ou bien successivement.

Les sujets de ce brevet sont:

1- L'application des encres grasses sur des surfaces recouvertes d'albumine, gomme arabique, fibrine, etc. ou additionnés d'un chromate ou bichromate, la lumière ayant impressionné ces surfaces à travers un cliché négatif photographique ou tout autre dessin, dans le but d'avoir (après lavage à l'eau) sur les parties impressionnées et devenues insolubles dans l'eau, une couche d'encre grasse adhérente, les parties non impressionnées par la lumière étant restées solubles dans l'eau.

2- L'application sur le papier (sur les étoffes, sur les poteries et sur verre) des différentes couleurs liquides ou solides mélangées à l'albumine chromatée ou à ses succédanées, fibrine, gomme etc., également chromatées, dans le but d'y fixer ces couleurs après une impression lumineuse à travers une négative [sic], en terminant par un lavage à l'eau et à l'éponge, ou au tampon imbibé d'eau.

 

The first matter of concern raised by Poitevin's patent is his mention that wet dichromated emulsions are sensitive enough to produce a photographic image: "Après la dessication [sic] de cette ou de ces couches, ou même auparavant si l'impression ne doit pas se faire par contact..." Despite this, hundreds of authors and researchers have kept writing that dichromated colloids only become sensitive to light when dry. It seems almost incredible that for some 80 years the same error was repeated until Symmes, in 1943, was granted a patent for a wet carbon process.[v] Quoting standard textbooks, Symmes proposed that contrary to their statement wet dichromated colloids were perfectly usable. On this account, patent examiners who obviously did not bother to research the subject thoroughly, granted Symmes a patent. This does little to reinforce one's faith in the patent system...

It is also interesting to note that in his first patent, Poitevin describes developing his (direct) carbon prints with water and a certain amount of friction from a wet sponge or a wet swab. This was an obvious attempt to obtain a continuous tone image from a direct carbon print. The technique is used to this day with Fresson and similar processes.

Yet another unknown aspect of Poitevin's patent is that it covers the concept of multiple printing using different colors, as well as the idea of using several coats of different colors prior to the exposure: "On peut appliquer simultanément et partiellement plusieurs couleurs ou bien successivement." This is contrary to Eder's claims that Henneberg in Vienna was the first to use multiple printing in 1896.

In a "certificat d'addition" (added modification) to his first patent, Poitevin protected another procedure not covered by his original patent (nor his English Patent) by stating that a paper could be coated with a dichromated colloid sans pigment, exposed under a negative, and then receive a pigment coat.[vi] This is most interesting in view of the fact that in 1873, A. Marion claimed to have discovered the same principle.[vii] Furthermore, Thomas Manly "discovered" it again in 1898, gave it a new name -ozotype- and even took a patent to protect it! [viii]

We hope that this short essay will illustrate the importance of consulting primary sources, such as original patents, correspondence, and early journals.

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[i] This article is adapted from the following books : 

     - Luis Nadeau, History and Practice of Carbon Processes, 1982. 

     - Ibidem, Gum Dichromate and Other Direct Carbon Processes, from Artigue to Zimmerman, 1986. 

     - Ibidem, The Encyclopedia of Printing, Photographic and Photomechanical Processes, online purchase at http://www.photoconservation.com 

[ii] We are only aware of one U.S. Patent granted to Poitevin: 36,821 (Oct. 28, 1862). See “Poitevin’s process with ferric chloride and tartaric acid” in our Encyclopedia.

[iii] A poor quality abstract of Poitevin’s first patent was published by D.V. Monckhoven in Historique du procédé au charbon, Gand, 1875, pp. 7-8. Several important aspects were ignored and among other errors, the attributed date of the patent was off by 20 years (!), i.e., 1875, instead of 1855.

[iv] The corresponding English patent was No. 2,815, dated Dec. 13, 1855.

[v] U.S. Patent 2,381, 234, Oct 22, 1943.

[vi] Feb. 15, 1856.

[vii] Brit. J. Phot., Vol. 20, 1873, p. 242; Vol. 47, 1900, p. 709; Phot. Korr., Vol. 10, 1873, p. 98; Jahrbuch, Vol. 15, 1901, p. 682; Handbuch, 1917, 4, 2, p. 250.

[viii] U.S. Pat. 628,012, July 4, 1899; English Patent 10,026, May 2, 1898; German Patent 117,829.